Convergent-B (descendants des Hommes ; branche dissidente humaine) · Ordre

Albion

les Albéens

« Les chevaliers qui n'ont reconnu personne. »

Je suis Pèlerin de l'Aube, et j'ai touché l'Éclat. Personne ne me croit quand je le dis, alors je marche, et je le porte au Reliquaire de Quenelles trois fois par cycle, et entre les marches je copie les Chroniques que les Demoiselles me confient pour qu'on les conserve hors des châteaux. Une Demoiselle m'a dit hier : « Écris ce que tu peux comprendre, mon fils. Le reste, le Reliquaire le dira plus tard. » Voilà ce que je peux comprendre.

Albion est ce qui resta des humains du Monde-d'Avant qui refusèrent. Quand l'Empire des Hommes accepta des Bâtisseurs Nains les engins-rune — chars qui tonnent, canons qui crachent, batteries qui font trembler la terre — et qu'il déifia son Roi mort plutôt que de l'enterrer, nos pères dirent non. Trois siècles de Guerres d'Albion suivirent ; le Traité de Roncevaux les conclut sans vainqueur, et nous nous repliâmes vers l'ouest, dans les forêts profondes. Là, nous trouvâmes les Sylvestrins — frères elfiques restés dans les bois — qui nous firent une place en lisière, ni amis ni ennemis. De ce contact ancien naquit notre foi.

La Souveraine est née des Sylvestrins ; nous l'avons reçue, et nous l'avons faite nôtre. Esprit-Souffle ancien, antérieur aux peuples — fragment du Premier Souffle, dit la doctrine de Quenelles. Au cœur de notre foi : l'Aube Première, cristal d'avant les Âges, brisé en Éclats dispersés sur tout Aldémoros. Là où passe un Éclat, les morts ne marchent plus. J'en porte un. Je l'ai vu agir.

Albion n'a pas de roi unique — la lignée d'un Roi-d'Albion ne fut jamais établie ; nos pères refusaient même cette idée, par mémoire de l'Empire qui en avait fait un dieu mort. Une douzaine de Rois-Ducs tiennent leurs châteaux — Quenelles, Brionne, Carcasse, Valcourt, Chalons, Ardange — et se réunissent au Conseil quand la Souveraine l'exige. Nos chevaliers prêtent quatre Vœux selon leur âge : du Royaume (vassaux), Errants (en quête de fief), Quêteurs (qui ont vu la Souveraine de leurs yeux), et de l'Aube (qui portent un Éclat). Les Demoiselles et Prophétesses parlent pour la Souveraine — clergé strictement féminin, seules à canaliser. Une chevalerie d'hommes, une magie de femmes.

De temps en temps — peut-être une fois par génération — les Comtes Vampires s'éveillent en force, et nos Rois-Ducs lèvent une Croisade de l'Aube. La dernière partit pour Solmarche, royaume englouti où les morts montent depuis les cryptes inondées. Nous avons brûlé sept Comtes-Mineurs, planté trois Éclats dans la pierre du Voile, perdu deux Rois-Ducs et plus de Pèlerins qu'on n'en peut compter. Solmarche n'est pas reprise — nul ne croit qu'elle puisse l'être. Mais les morts y marchent moins. C'est déjà cela.

Aujourd'hui nous tenons nos châteaux, nos forêts, et notre foi. Aux marches du sud-ouest, l'Empire monte la garde face à nous comme nous montons la garde face à lui ; ni paix, ni guerre ouverte, juste la mémoire de Roncevaux. Leurs canons tonnent. Le cœur du chevalier ne se mesure pas en calibres. Voilà ce qu'on m'a fait écrire à Quenelles. Je l'inscris. Le Reliquaire dira le reste.

Courtois, élevé, mystique. Phrases longues, vocatif fréquent (« ô noble adversaire »). Le serment est central. Tic culturel : on parle de Vertus (Devoir, Pureté, Audace, Tempérance...). Mépris ouvert pour les engins impériaux.

Chevalerie Lance Souveraine Aube Première Éclats Quête Vertu Roi-Duc Demoiselle Prophétesse Forêt-Mère Croisade de l'Aube Sylvestrins Concord
Cadre culturel
Capitale, politique, foi
Capitale

Pas de capitale unique — une douzaine de Rois-Ducs dans des châteaux isolés. Châteaux principaux : Quenelles, Brionne, Carcasse, Valcourt, Chalons, Ardange.

Politique

Albion ne reconnaît pas d'État unique. Une douzaine de Rois-Ducs règnent chacun sur leur fief depuis leurs châteaux isolés — Quenelles, Brionne, Carcasse, Valcourt, Chalons, Ardange, et quelques autres — et le Conseil des Rois-Ducs ne se réunit qu'en cas de péril commun. Au-dessus d'eux, pas d'empereur ; à côté d'eux, les Chevaliers de l'Aube — Ordre voué à la Quête des Éclats — qui servent d'arbitres moraux respectés mais sans pouvoir politique direct. La Foi de la Souveraine encadre tout, par la voix des Demoiselles dans chaque fief et celle de la Prophétesse Suprême à Brionne. Au matin du dernier solstice, Dame Yseult de Brionne, Voix de la Souveraine et Prophétesse Suprême d'Albion, a reçu une vision. Un Éclat de l'Aube Première — fragment cristallin antérieur aux peuples actuels, perdu depuis l'Effondrement — brillerait dans les profondeurs de Solmarche-Sires, au cœur des terres vampires. La Croisade de l'Aube a été déclarée. Trois Rois-Ducs ont prêté serment et lèvent leurs bannières ; deux refusent, prétextant qu'on n'envoie pas la fleur d'Albion mourir dans une cité morte ; les autres tergiversent. Les Chevaliers de l'Aube partent les premiers, sans attendre le compte des hommes. Sur leur route, ils traverseront les Profondeurs sylvestrines — le Concord vacille déjà — et au bout du chemin, ils heurteront ce qui dort sous Solmarche depuis deux mille ans.

Religion

Foi de la Souveraine — esprit-Souffle alignée Vie + Lumière, antérieure aux Sylvestrins et aux Albéens. Demoiselles et Prophétesses = clergé strictement féminin.

Magie

Restreinte à Vie + Lumière + le Souffle de la Souveraine (faction-spécifique). Tout autre Souffle = hérésie.

Géographie

Forêts profondes de l'ouest d'Aldémoros, partagées avec les Sylvestrins (Concord fragile) — Albéens en lisière, Sylvestrins dans les Profondeurs.

Composition de l'Armée

Les unités disponibles dans la composition standard de l'armée, classées par catégorie.

21 unités · 4 catégories

Personnages

Duc

Duc

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Duc 4 7 3 5 4 4 5 5 9 175
« « Le Duché tient parce qu'un Duc tient parole. Le reste suit. » »

Le Duc ne dirige pas Albion — il dirige sa terre. Les douze Rois-Ducs tiennent chacun un château isolé, gouvernent leurs vassaux, font la guerre et la paix selon leur jugement, et se réunissent rarement en Conseil des Rois-Ducs. Aucun n'a jamais été nommé suprême ; aucun ne le sera jamais. La cohésion du Duché passe par la foi, non par l'institution.

Un Duc d'Albion entre en bataille à la tête de ses Chevaliers du Royaume, lance haute, heaume frappé aux armes ducales. Il a juré le Vœu du Royaume devant la Demoiselle de sa Maison, ce qui suffit à faire de lui un homme à parole tenue. Il dédaigne les engins impériaux comme un homme dédaigne le cri d'un enfant qui n'a pas appris à parler. Quand l'Empire trompette ses canons aux marches de Roncevaux, le Duc lève la lance, et la lance tranche.

Baron

Baron

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Baron 4 6 3 4 4 3 5 4 9 100
« « Pas Duc encore. Mais déjà digne — la Demoiselle l'a jugé. » »

Le Baron est cadet d'une grande Maison ou héritier d'un fief modeste. Il a juré le Vœu du Royaume comme un Duc, mais sans l'or ni les terres pour soutenir une Cour ; il commande un régiment, parfois deux, et campe son honneur sur la qualité de sa lance. Dans la hiérarchie albéenne, il est plus libre qu'un Duc — pas de Cour à tenir, pas de vassaux à arbitrer — et plus contraint qu'un Errant — déjà un fief, déjà des paysans qui dépendent de lui.

Les Barons sont les piliers que les Ducs envoient quand ils ne peuvent venir eux-mêmes. Sur le champ, ils mènent des bandes de Chevaliers du Royaume, défendent les marches contre les Hommes-Bêtes du Vermont, ou accompagnent les Croisades de l'Aube vers les profondeurs vampires. Beaucoup meurent jeunes, loin de leur fief. Les Demoiselles les pleurent dans les chapelles ; les paysans se rappellent du nom une génération, deux peut-être.

Paladin

Paladin

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Paladin 4 6 3 4 4 2 4 3 8 60
« « Trois Vœux tenus. Une Vertu pour chaque blessure portée. » »

Le Paladin est plus qu'un chevalier — c'est un homme de Vertus tenues. Il a passé l'âge où l'on cherche un fief, accompli ses années d'errance, vu la Souveraine au moins une fois et survécu, et porte sur sa cuirasse les marques de trois Vœux superposés (Royaume, Quête, Aube — pas toujours dans cet ordre). Il sert un Duc ou marche en compagnon des Chevaliers de l'Aube ; rarement les deux la même saison.

Sur le champ, il est plus dur que les Errants, plus mesuré que les Quêteurs, plus calme que les Pèlerins. Sa Vertu de Tempérance s'apprend dans le sang. Les Demoiselles le respectent et lui demandent conseil quand un Duc hésite. Quand un Paladin tombe en bataille, on dit en Albion qu'une Vertu s'est éteinte ce jour-là — il en restera onze, jusqu'à la prochaine. La superstition est admirée plutôt que crue, mais la coutume veut qu'on jeûne trois jours.

Prophétesse

Prophétesse

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Prophétesse 4 4 3 3 3 3 3 2 8 135
« « La Souveraine ne dicte pas. Elle nous laisse — nous l'entendons. » »

La Prophétesse est l'autorité spirituelle d'un Duché. Elle a passé toute son enfance à la Forêt-Mère, suivi le noviciat des Demoiselles, vu la Souveraine en pleine eau du lac sacré, et porte désormais le grand voile et la couronne d'or pâle de sa charge. Aucun Duc ne fait la guerre sans recevoir sa bénédiction ; aucun Conseil des Rois-Ducs ne siège sans qu'elle préside.

Elle canalise la Voie de la Souveraine — Vie et Lumière mêlées, jamais d'autre — et lance les sortilèges depuis le centre de l'arrière-garde, voilée de blanc, escortée par des Demoiselles qui chantent les psaumes du Don. Sa magie ne foudroie pas : elle soigne, sanctifie, protège, dissipe l'ombre. Quand l'ennemi avance, c'est qu'il est à portée des Chevaliers ; quand l'ennemi recule, c'est qu'elle a parlé. Une Prophétesse meurt rarement en bataille — qui voudrait porter le poids d'un tel sacrilège — mais quand l'une tombe, le Duché entier porte le deuil un an et un jour.

Demoiselle

Demoiselle

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Demoiselle 4 3 3 3 3 2 3 1 7 60
« « Une Demoiselle apprend. Une Prophétesse sait. La distance vaut une vie. » »

La Demoiselle est la jeune novice du clergé féminin d'Albion. Elle a quitté sa Maison à douze ans, suivi les Mères des Demoiselles à la Forêt-Mère, et passé là deux décennies à apprendre les sortilèges du Don, à mémoriser les Psaumes, à servir les Prophétesses dans les chapelles. Elle accompagne désormais les armées ducales en formation, jamais seule, jamais en avant.

Sur le champ, elle se tient près d'un Duc ou d'un Baron, dispense les bénédictions du Vœu avant la charge, lance des sortilèges modestes (Don de la Souveraine, Regard Brûlant), et soigne les blessures qu'elle peut. Elle ne combat pas — sa magie est défense, jamais attaque. Si elle survit à dix campagnes et voit la Souveraine de ses propres yeux dans l'eau du lac, elle deviendra Prophétesse. Beaucoup de Demoiselles tombent avant. Le clergé féminin d'Albion est petit, et chaque mort est une Cour qui pleure.

Sergent d'Armes

Sergent d'Armes

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Sergent d'Armes 4 4 2 4 3 2 4 2 7 45
« « Pas de blason. Pas de cheval. Mais l'ordre tient sa rangée. » »

Le Sergent d'Armes est l'officier paysan — le rang qu'un Homme d'Armes peut atteindre par mérite, valeur, et survie suffisante de batailles. Il ne porte pas de blason : il n'est pas chevalier. Il porte la cotte d'armes ducale, l'épée longue, et le brassard de cuir qui le distingue des roturiers de sa rangée. Il commande les Hommes d'Armes, les fait reformer, leur fait tenir la ligne face au choc qui ferait fuir n'importe quel manant.

Sa charge est ingrate. Les Chevaliers ne le saluent pas, les Demoiselles l'ignorent, les paysans le craignent davantage qu'ils ne l'aiment. Mais le Duc lui doit de tenir le terrain quand la cavalerie s'élance, et un bon Sergent vaut son poids d'or. Quand l'un meurt, on l'enterre dignement — pas dans la chapelle, jamais — mais dans le pré aux côtés des soldats. C'est peu pour une vie de service ; c'est plus que ce que la plupart obtiendront.

Le Chevalier Vert

Le Chevalier Vert

Cavalerie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
The Green Knight 0 7 3 4 4 4 6 4 9 275
Shadow Steed 8 4 0 4 0 0 4 1 0 0
« « On l'a vu trois fois en mille ans. Il est venu seul. Il est reparti seul. » »

Le Chevalier Vert est la figure mythique-mystique de la Forêt-Mère. Personne ne sait s'il est un homme, un esprit, ou une manifestation directe de la Souveraine elle-même — les Demoiselles refusent de répondre, les Prophétesses fronçent le sourcil quand on demande, les vieux paysans murmurent qu'il est tout à la fois. On l'a vu trois fois en mille ans : à la Bataille de Roncevaux contre l'Empire, à la Croisade des Sept Ducs contre les Vampires de Solmarche, et à la Défense de Brionne contre une horde erébane.

À chaque fois, il apparaît seul, monté sur un destrier de mousse et de feuille, vêtu d'une armure qui semble taillée dans le bois vivant et l'écorce. Il combat sans nom, sans bannière, sans cri. Il choisit son ennemi (un héros adverse, jamais un soldat ordinaire), le défait en un duel sans paroles, et disparaît avant que la mêlée ne reprenne. Aucun Albéen n'oserait se prétendre Chevalier Vert ; aucune Demoiselle n'oserait le bénir s'il revenait ; aucun Duc n'oserait lui demander allégeance. Il vient quand la Souveraine le veut. Il part quand Elle le rappelle.

Sir Enguerrand de Valcourt, le Fléau du Dragon

Sir Enguerrand de Valcourt, le Fléau du Dragon

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Sir Cecil Gastonne 4 7 3 4 4 3 5 4 9 165
« « J'ai tué un dragon à Tournay. La Souveraine en a souri. Le reste suit. » »

Sir Enguerrand de Valcourt, Le Fléau du Dragon, est le plus illustre des Chevaliers de l'Aube en vie. Cadet de la Maison de Valcourt, il a juré le Vœu du Royaume à seize ans, le Vœu de la Quête à vingt-deux, et le Vœu de l'Aube à quarante-sept — après avoir tué le dragon de Tournay au cours de la dernière Croisade contre les Veillants. La bête, longue de soixante pas, avait dévasté trois villages des marches sud ; Sir Enguerrand l'a affrontée seul, à la lance et au pied levé, et l'a abattue après une journée de combat. Le crâne pend désormais dans la chapelle de Valcourt, témoin silencieux.

Il a aujourd'hui passé soixante-dix ans, ne combat plus en bataille rangée, mais réside aux marches sud où il forme les jeunes Errants. Quand un Duc l'appelle pour une Croisade majeure, il vient. Sa lance est ferrée d'un Éclat de l'Aube qu'il a recouvré dans la grotte du dragon. Sa Vertu de Tempérance est légendaire ; sa Vertu d'Audace l'est moins, à cause d'un certain dragon. Les Chevaliers de l'Aube en font leur doyen tacite ; les Demoiselles en font leur figure de référence ; le Conseil des Rois-Ducs lui confère le droit d'arbitrer en silence.

Dame Yseult de Brionne, Voix de la Souveraine

Dame Yseult de Brionne, Voix de la Souveraine

Cavalerie monstrueuse
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Lady Élisse Duchaard 0 4 3 3 4 5 3 2 8 225
Ariandir 10 4 0 4 0 0 5 2 0 0
« « La Souveraine ne parle pas. Elle laisse — et je traduis ce qu'Elle laisse. » »

Dame Yseult de Brionne, Voix de la Souveraine, est la Prophétesse en chef des Duchés du nord — successeuse d'une lignée de douze femmes qui ont tenu cette charge depuis trois siècles. Elle a vu la Souveraine non pas une fois mais sept fois ; aucune autre Prophétesse vivante ne peut en dire autant. Sa monture est une jument blanche que les Demoiselles disent née d'une Pégase et d'un cheval sacré de la Forêt-Mère ; aucune source officielle ne confirme cela.

Elle réside à la chapelle du lac de Brionne, où elle reçoit les Ducs en pèlerinage et les conseille en silence — la convention veut que ses paroles soient transmises par une Demoiselle subalterne, jamais par sa propre bouche en public. Sur le champ, elle accompagne les Croisades les plus graves, jamais les batailles ordinaires. Sa magie est immense — elle peut soigner mille blessures en une heure, dissiper une horde de morts-vivants par sa seule présence, frapper un démon par une syllabe — mais elle ne combat jamais. Elle se tient en arrière, voile levé, ignore les flèches qui s'écartent à un pas d'elle. Quand elle parle, les Ducs se taisent. Quand elle se tait, l'Albion entière écoute.

Régiments de base

Chevaliers du Royaume à Pied

Chevaliers du Royaume à Pied

Infanterie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Chevalier du Royaume 4 4 2 3 3 1 3 1 8 11
Premier Chevalier 4 4 2 3 3 1 3 2 8 +6
« « On a perdu le cheval. Pas le Vœu. » »

Les Chevaliers du Royaume à Pied sont ce que devient un chevalier sans monture — par perte, par siège, par circonstance, ou par choix. Ils combattent harnachés de la même cuirasse complète et du même grand bouclier, mais sans la lance ; à la place, l'épée longue ou la hache d'arme. Leur formation est dense, leur Vertu est Constance, leur supériorité numérique sur les Hommes d'Armes ne fait pas l'objet de débat.

Dans les sièges, les défilés, les passes étroites, les escaliers de donjon — partout où le cheval ne peut suivre — ce sont eux qui tiennent. Sur le champ ouvert, on les engage au point de pivotement, là où l'ennemi tente de retourner la ligne ducale ; ils y plantent leur ligne et le tour est joué. Ils dédaignent les piquiers impériaux, qu'ils trouvent maigres et lents ; ils respectent en revanche les piquiers cathayans, qu'ils n'ont jamais vus. Quand le Duc remonte, ils suivent à pied jusqu'à la victoire, ou jusqu'à ce qu'on leur trouve une monture pour reprendre rang.

Chevaliers Errants

Chevaliers Errants

Cavalerie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Chevalier Errant 0 3 2 3 3 1 3 1 7 19
Preux 0 3 2 3 3 1 3 2 7 +6
Destrier du Royaume 8 3 0 3 0 0 3 1 0 0
« « Pas de fief. Pas de Maison. Une lance, un cheval, et la Souveraine. » »

Le Chevalier Errant est un cadet sans titre, un héritier oublié, un orphelin de noblesse qui a juré le Vœu du Royaume sans terre pour le porter. Il monte en armure complète, fier, ardent, prêt à charger la mort elle-même pour gagner le droit à un fief — terre que le Duc accordera, peut-être, après assez de batailles tenues. La plupart meurent avant. Beaucoup choisissent ensuite la Quête.

Sur le champ, ils chargent en premier, en formation serrée, lance basse. Leur Vertu d'Audace est sincère et juvénile ; ils se grisent du choc, ne calculent pas la fatigue, ne mesurent pas les pertes. Les Ducs les emploient comme premier coup de lance — pour briser un flanc, pour ouvrir un chemin dans la masse ennemie, pour signer la bataille en charge inaugurale. C'est un usage cruel et honoré ; les Errants le savent et n'en sont pas blessés. Mourir en charge inaugurale est une mort que les Demoiselles chanteront.

Chevaliers du Royaume Montés

Chevaliers du Royaume Montés

Cavalerie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Chevalier du Royaume 0 4 2 3 3 1 3 1 8 24
Premier Chevalier 0 4 2 3 3 1 3 2 8 +7
Destrier du Royaume 8 3 0 3 0 0 3 1 0 0
« « Le Royaume sur le poitrail. La Vertu sur le heaume. La Souveraine au-devant. » »

Les Chevaliers du Royaume Montés sont l'épine dorsale d'une armée ducale — vassaux du Duc en plein âge, fief acquis, lance affûtée, monture éprouvée. Ils ont passé l'errance, juré le Vœu du Royaume, et défendent désormais une terre qui les nourrit. Quand le Duc lève la lance, ils répondent en grand nombre, parfois cinq cents lances pour les Maisons les plus riches.

Leur charge est la plus efficace d'Albion : ni la fougue téméraire de l'Errant, ni la mystique abstraite du Quêteur — la charge réfléchie d'un homme qui a un fief à reprendre, des paysans à protéger, et un nom à transmettre. Ils chargent en formation ordonnée, gardent les rangs au choc, se rallient promptement après la mêlée. Les Empires, en face, redoutent leur lance plus que leurs canons. Les chevaliers impériaux le reconnaissent en silence ; les chevaliers albéens le savent et ne le mentionnent pas — un compliment non dit reste un compliment, et les Vertus tiennent à la mesure.

Hommes d'Armes

Hommes d'Armes

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Homme d'Armes 4 2 2 3 3 1 3 1 5 4
Yeoman 4 2 2 3 3 1 3 2 6 +7
Dawn Monk 4 2 2 3 3 1 2 2 6 +7
« « Lance basse. Bouclier haut. La Souveraine décide. » »

L'Homme d'Armes est le paysan armé — pas un manant, pas un chevalier. Il porte la cotte ducale, le casque rivé, l'épée courte ou la lance longue selon le terrain et l'ordre du Sergent. Il a appris l'usage des armes au village, le maintien de la rangée à la levée annuelle, la discipline du choc dans deux ou trois batailles passées. Il sait pourquoi il est là, et il sait que c'est son fils qui labourera la terre s'il ne revient pas.

Sa formation est l'écran d'infanterie qui tient le centre d'une ligne ducale, le temps que la cavalerie pivote. Il n'attaque pas — il reçoit, il bouscule, il fait gagner une minute. Les Ducs lui doivent cette minute et le savent. Quand un Homme d'Armes meurt sans nom dans le pré, le Duc passe en revue le lendemain et dépose une pièce d'argent au père. Ce n'est pas une vie ; c'est plus que rien, et c'est ce qu'Albion offre à ses paysans.

Archers Paysans

Archers Paysans

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Archer Paysan 4 2 3 3 3 1 3 1 7 5
Vilain 4 2 4 3 3 1 3 1 7 +7
« « Pas de blason. Pas de heaume. Mais la flèche vole droit. » »

L'Archer Paysan est le tireur de fortune albéen — paysan levé pour la saison, équipé d'un arc long taillé dans le frêne du village, d'un carquois maigre, d'une cotte sans armure. Il a appris l'arc avant la lecture, comme tous les enfants d'Albion. Aux récoltes, il vise les corbeaux ; à la levée, il vise les hommes. La transition se fait sans cérémonie ; certains ne la passent jamais.

Il tire en formation lâche derrière la ligne d'infanterie, vise la masse ennemie sans choisir, et compte sur le nombre de flèches plus que sur la précision. Une volée de cinquante archers vaut mieux qu'un seul tireur exceptionnel — c'est arithmétique, pas chevalerie. Les Ducs respectent peu leurs archers, mais les comptent ; les Demoiselles les bénissent rapidement, sans s'attarder ; les Chevaliers les ignorent. L'archer s'en moque : il rentrera à la moisson, sa femme aura fait les semailles sans lui, et la flèche aura volé.

Régiments spéciaux

Écuyers

Écuyers

Infanterie régulière
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Écuyer 4 3 3 3 3 1 3 1 7 7
Esquire 4 3 3 4 3 1 3 2 7 +7
« « Servir d'abord. Combattre ensuite. Devenir chevalier — peut-être. » »

L'Écuyer est le jeune homme qui n'est pas encore Chevalier mais l'aspire. Cadet d'une Maison modeste, ou orphelin pris en charge par un Duc, il sert un Chevalier de fief — porte le bouclier, panse le cheval, fourbit l'armure, et apprend tout ce qu'il observe. Quand le Chevalier monte, l'Écuyer monte aussi, mais en arrière-rang, en retrait, sans la lance.

Sur le champ, les Écuyers forment une compagnie légère — armure réduite, lance plus courte, cheval rapide — qui couvre les flancs et harcèle l'ennemi. Ils n'engagent pas le choc principal, n'en ont pas le rang ; ils dérangent, fatiguent, isolent. Quand l'occasion paraît, ils chargent une cible mineure (porte-étendard ennemi, mage isolé, blessé fuyant) pour signer leur Vertu d'Audace et obtenir le droit au Vœu du Royaume. Beaucoup meurent avant. Ceux qui survivent à dix saisons et voient une Demoiselle reconnaître leur valeur passent Chevalier Errant à l'aube suivante. La cérémonie est sobre. La carrière commence.

Chevaliers Quêteurs

Chevaliers Quêteurs

Cavalerie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Chevalier Quêteur 0 5 2 4 3 1 4 1 8 26
Paragon 0 5 2 4 3 1 4 2 8 +7
Destrier du Royaume 8 3 0 3 0 0 3 1 0 0
« « J'ai vu Sa silhouette dans l'eau. Je marche encore. » »

Les Chevaliers Quêteurs sont des Errants qui ont vu la Souveraine — pas dans un rêve, pas dans une vision, mais dans la chair de l'eau du lac sacré, à la Forêt-Mère, sous un voile de brouillard. Cette vision les a marqués : ils ne demandent plus de fief, ils ne servent plus un Duc, ils marchent pour Lui rendre l'hommage en étant ce qu'Elle a vu en eux. Ils chargent au cri de Quête, lance haute, sans regarder l'angle d'attaque, sans calculer le retour.

Ils portent l'armure complète, la grande lance, parfois un Sacrement modeste reçu de leur Demoiselle natale. Ils dédaignent les Errants qu'ils étaient hier ; respectent les Chevaliers de l'Aube qu'ils espèrent devenir demain. Sur le champ, leur charge est mystique — ils frappent là où la Souveraine les pousse, et la Souveraine pousse souvent vers le héros adverse, le porteur de bannière, le mage exposé. Beaucoup meurent en frappant juste. Quelques-uns survivent assez longtemps pour porter un Éclat. Le reste continue la Quête, sans terme, sans repos.

Chevaliers Pégase

Chevaliers Pégase

Cavalerie monstrueuse
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Chevalier Pégase 0 4 2 4 4 2 3 1 8 55
Premier Chevalier 0 4 2 4 4 2 3 2 8 +7
Pégase Caparaçonné 7 3 0 4 0 0 4 2 0 0
« « Le ciel est à nous tant que la Souveraine y consent. » »

Les Chevaliers Pégases sont l'élite envolée d'Albion. Le Pégase n'est pas un cheval ailé ordinaire — c'est une créature de la Forêt-Mère, capturée jeune par les Demoiselles dans un pré reculé, dressée pendant trois ans, et donnée à un chevalier que la Souveraine a désigné par signe (un éclat sur l'eau, une plume sur la couche, un nom prononcé en rêve par la mère). Refuser un Pégase, c'est refuser la Souveraine ; le chevalier n'a pas le choix.

Ils volent au-dessus des armées, plongent sur les flancs ennemis, frappent les engins de siège, abattent les porteurs d'étendard, harcèlent les arrières. Leur formation aérienne — trois Chevaliers et un Champion — pivote en demi-cercle au-dessus de la mêlée et frappe quand l'ennemi se croit hors de portée. Le sort cruel des Pégases : un cheval fauché meurt avec son cavalier, et le couple est funéraire. Les Demoiselles bénissent les harnais et pleurent quand l'un manque au crépuscule. La Souveraine prête, ne donne pas — chaque Pégase tombé reprend sa place dans la Forêt.

Yeomans Montés

Yeomans Montés

Cavalerie légère
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Yeoman Monté 0 3 3 3 3 1 3 1 6 13
Gardien 0 3 3 3 3 1 3 2 6 +5
Destrier 8 3 0 3 0 0 3 1 0 0
« « Les éclaireurs voient avant que le Duc ne décide. » »

Les Yeomen Montés sont la cavalerie légère paysanne d'Albion — gardes-frontières, éclaireurs des marches, anciens braconniers passés au service ducal. Ils chevauchent des chevaux de moisson plutôt que des destriers, portent un arc court ou un javelot, se vêtent de cuir et non de plate. Ils ne chargent pas la masse ; ils trouvent.

Avant la bataille, ils explorent le terrain, rapportent au Duc les positions ennemies, comptent les bannières adverses. Pendant la bataille, ils tiennent les flancs, harcèlent les éclaireurs ennemis, poursuivent les fuyards quand l'occasion paraît. Ils méprisent — modérément — les Hommes d'Armes qui ne savent pas chevaucher, et les Archers Paysans qui ne savent pas garder le rang en mouvement. Les Chevaliers les ignorent comme tout cavalier de plate ignore la cavalerie légère. Mais sans Yeomen, le Duc avance à l'aveugle, et tous le savent — Yeomen compris, qui se le rappellent à voix haute autour du feu de camp, à l'abri des oreilles chevaleresques.

Pèlerins de l'Aube

Pèlerins de l'Aube

Infanterie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Pèlerin de Bataille 4 2 2 3 3 1 3 1 8 8
Dawn Reliquae 4 2 2 3 3 6 3 6 8 +65
« « Pas de Vœu. Pas de monture. Juste un Éclat à protéger. » »

Les Pèlerins de l'Aube sont les paysans qui ont touché un Éclat de l'Aube Première — par hasard, par grâce, par révélation. Ils ont quitté la terre, abandonné le métier, chaussé les sandales du pèlerin, et marchent désormais derrière un Reliquaire qui contient le fragment qu'ils protègent. Aucun n'a juré le Vœu — ils ne sont pas chevaliers — mais leur foi est plus brûlante que toute Vertu écrite.

Ils combattent en hordes désordonnées, sans armure, armés de bâtons ferrés, de hachettes, parfois d'épées rouillées récupérées sur des champs de bataille passés. Leur frénésie est dévotion ; ils chargent au cri d'Aube, ne reculent pas, ne se rendent pas. Le Reliquaire à leur centre attire les coups ennemis comme un aimant — chaque Pèlerin tombé sera remplacé par celui qui suit, et le Reliquaire avancera. Les Chevaliers les regardent avec un mélange de pitié et d'admiration ; les Demoiselles les bénissent sans s'attarder. Quand l'Éclat passe, les morts ne marchent plus — c'est leur preuve, c'est leur consolation, c'est leur foi.

Régiments rares

Chevaliers de l'Aube

Chevaliers de l'Aube

Cavalerie lourde
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Dawn Knight 0 6 2 4 4 1 5 2 9 38
Dawn Guardian 0 6 2 4 4 1 5 3 9 +7
Destrier du Royaume 8 3 0 3 0 0 3 1 0 0
« « Un Éclat de l'Aube me suit. Les morts s'écartent à mon passage. » »

Le Chevalier de l'Aube est l'apogée spirituel d'Albion. Il a juré les trois Vœux, marché la Quête durant des années, vu la Souveraine à plusieurs reprises, et recouvré un Éclat de l'Aube Première dans une crypte vampire, une ruine elfique, un désert veillant. Cet Éclat le suit désormais — cousu dans le pommeau de son épée, serti dans le heaume, ou simplement porté en pendentif sous l'armure — et là où passe l'Éclat, les morts ne marchent plus.

Ils sont rares — quelques dizaines en Albion, parfois moins. Ils ne servent pas un Duc, n'appartiennent à aucune Maison, vivent en errance perpétuelle entre les Croisades et les chapelles. Sur le champ, leur charge est ontologique — ils ne tuent pas l'ennemi, ils le déconstituent ; un Vampire frappé par leur lance se dissipe, un Tertre éveillé par leur passage retombe en poussière. Les Comtes Vampires les craignent. Les Veillants les évitent. Aucun mortel ne sait combien d'Éclats restent dispersés sur Aldémoros — peut-être douze, peut-être mille — mais chaque Chevalier de l'Aube est une Croisade ambulante, et la Souveraine sourit dans l'eau quand l'un d'eux passe.

Trébuchet de Campagne

Trébuchet de Campagne

Machine de guerre
Profil M CC CT F E PV I A Cd Pts
Field Trebuchet 0 0 0 0 7 3 0 0 0 100
Peasant Crew 4 2 2 3 3 4 3 4 6 0
« « Pas de poudre. La pierre suffit. » »

Le Trébuchet de Campagne est la machine de siège albéenne — purement mécanique, sans poudre, sans rune, sans alchimie. Cinq paysans le servent : un maître-machiniste qui calibre la portée, deux hommes pour bander le contrepoids, un viseur, un munitionnaire qui charge la pierre. La pièce est lente — un coup tous les deux ou trois minutes — mais sa pierre est lourde, et là où elle tombe, l'engin de siège ennemi cesse de tirer.

Les Ducs en ont peu et les emploient aux sièges plutôt qu'au champ ouvert. Sur le champ, on en aligne deux ou trois pour répondre aux canons impériaux ou aux baliste cathayanes ; cela ne suffit pas en cadence, mais cela suffit en fierté. Refuser la poudre est doctrine — Albion ne souille pas son armée d'engins étrangers — et le Trébuchet est le compromis : mécanique pure, force humaine multipliée, aucune alchimie. Les Mages-Forgerons impériaux raillent en silence ; les paysans albéens approuvent à voix haute ; le Duc, lui, garde mesure entre les deux.

Relations majeures